Par Pierrick Peltier · environ 8 min de lecture

Vous savez ce qu’il faudrait manger. Vous avez peut-être déjà suivi plusieurs régimes pour maigrir, et pourtant les mêmes envies reviennent : le grignotage du soir, le placard qu’on ouvre sous le coup du stress. Le poids n’est souvent que la partie visible de votre relation à la nourriture. Voici comment l’hypnose permet de travailler cette relation, à quoi ressemble une séance dans mon cabinet près d’Angers, et ce qu’a montré l’étude HYPNODIET de l’AP-HP.

L’essentiel en 30 secondes

  • Mieux manger et bouger sont la base pour maigrir. L’AP-HP rappelle pourtant que ces principes « restent insuffisants dans la majorité des cas ».
  • L’hypnose n’est pas un nouveau régime : elle s’attaque à ce qui vous fait manger sans faim.
  • Chaque séance prend 1 h 30 à 2 h, et l’auto-hypnose prend le relais entre deux rendez-vous.
  • Dans l’étude HYPNODIET, ajouter l’hypnose à un programme diététique a fait baisser l’impulsivité alimentaire, par rapport au programme seul.

Pourquoi les régimes seuls ne suffisent-ils pas toujours pour maigrir ?

Parce qu’un régime s’occupe de l’assiette, alors que l’envie de manger ne vient pas toujours de la faim. Revoir son alimentation et bouger davantage reste le traitement premier de l’excès de poids ; mais, comme le rappelle l’AP-HP dans la présentation de son étude HYPNODIET, ces principes « restent insuffisants dans la majorité des cas, en particulier en cas d’obésité installée ». À côté de facteurs biologiques ou liés à l’environnement, l’AP-HP pointe l’impulsivité alimentaire et la désinhibition, qui font manger davantage qu’on ne le croit, souvent sans même s’en apercevoir.

Ce n’est donc pas une affaire de volonté. On mange souvent pour d’autres raisons que la faim :

  • Les émotions : après une contrariété ou une longue journée, un aliment réconfortant apaise pour un moment.
  • Les automatismes : les chips ouvertes devant l’écran, l’assiette qu’on finit par habitude.
  • L’impulsivité : une envie soudaine prend le dessus sur la décision prise le matin même.
  • La compensation : la nourriture devient la récompense d’une journée difficile, ou vient combler un manque.
  • Le passé : des expériences ou des tensions mises de côté continuent parfois de peser sur votre façon de manger aujourd’hui.

Tant que ces mécanismes restent en place, chaque régime ressemble à une lutte contre soi-même. Et cette lutte finit par user. C’est là que l’hypnose trouve sa place.

Un plat maison de légumes, céréales et légumineuses est posé sur une table en bois clair.

Comment l’hypnose pour maigrir agit-elle sur la relation à la nourriture ?

L’hypnose agit en amont du geste : plutôt que de vous interdire des aliments, elle travaille sur l’émotion qui déclenche l’envie et sur le besoin que la nourriture vient combler. Le but est de retrouver peu à peu une relation plus apaisée avec ce que vous mangez, et l’écoute de votre faim.

L’état d’hypnose, vous le connaissez sans doute déjà : c’est un état d’absorption, comme sur un trajet que vous connaissez par cœur, quand vous arrivez sans vous souvenir d’une partie du chemin, ou dans un moment de rêverie. En séance, cette capacité est guidée, cette fois au service de votre objectif. Votre attention se concentre, vous restez conscient, et il devient plus facile d’accéder à ce qui se déclenche d’habitude en pilote automatique.

Votre envie de changer votre rapport à la nourriture compte pour beaucoup dans ce qui se passe en séance. Lorsque cette relation s’est abîmée après un événement difficile, le travail peut aussi passer par l’accompagnement des traumatismes en hypnose. Je développe ce sujet sur ma page dédiée à l’hypnose et votre relation à la nourriture.

Comment se passe une séance d’hypnose pour l’alimentation ?

Je ne pratique l’hypnose qu’en face à face, dans mon cabinet : c’est un choix. Tout commence par un bilan téléphonique de 30 minutes, le temps de faire le point sur ce que vous vivez avec la nourriture. Chaque séance suit ensuite le même fil, que je décris aussi dans le déroulé de votre séance.

Un entretien pour définir votre objectif

On part de votre demande, avec vos mots : craquer le soir en rentrant, ou ne plus savoir reconnaître la faim. L’entretien la transforme en un objectif précis, qui a du sens pour vous.

Une entrée progressive dans l’hypnose

Je vous guide ensuite en douceur vers l’état d’hypnose. Selon ce que l’entretien a fait apparaître, je puise dans les approches auxquelles je suis formé, de l’hypnose ericksonienne à l’hypnose elmanienne, afin de m’adapter à vous. C’est l’hypnose ericksonienne qui a été utilisée dans l’étude HYPNODIET.

Un échange pour terminer

La séance se clôt par un bref échange sur ce que vous avez vécu pendant l’hypnose. Prévoyez 1 h 30 à 2 h, parfois un peu plus. Combien de séances ? Cela varie selon la personne et son objectif, et il n’est pas facile d’en donner un chiffre exact à l’avance.

Envie d’en parler ?

Grignotage, envies qui vous dépassent, poids qui vous préoccupe : parlons-en, sans jugement. Je vous reçois à mon cabinet pour construire un accompagnement qui vous ressemble, et vous pouvez aussi m’écrire à ppeltier.hypnose@gmail.com.

Prendre rendez-vous

Comment garder le cap entre deux rendez-vous ?

Le travail continue chez vous, grâce à l’auto-hypnose. Je vous transmets des exercices et des conseils pensés pour votre situation, pour retrouver par vous-même cet état de concentration, par exemple quand une envie monte en fin de journée. L’outil vous appartient, et il reste à votre disposition une fois l’accompagnement terminé. Je sais ce qu’il apporte pour l’avoir vécu : c’est l’auto-hypnose qui m’a amené à l’hypnose, après m’avoir aidé dans mon propre quotidien. Et si un moment difficile survient entre deux rendez-vous, vous pouvez me joindre.

Eason et Parris ont passé en revue en 2019 22 essais randomisés sur l’auto-hypnose. Leur méta-analyse conclut à un effet global de taille moyenne à importante, dans des domaines variés parmi lesquels le stress et l’anxiété. Les auteurs relèvent qu’elle a davantage de chances d’agir quand on l’apprend comme un savoir-faire à pratiquer soi-même, alors que les études sans effet reposaient le plus souvent sur la simple écoute d’enregistrements. Quand le stress fait partie de ce qui vous pousse à manger, c’est un appui précieux.

Que montre l’étude HYPNODIET de l’AP-HP ?

Elle montre qu’ajoutée à un programme diététique, l’hypnose a fait baisser l’impulsivité alimentaire de personnes sélectionnées pour cette difficulté. HYPNODIET est un essai clinique conduit à l’hôpital Bichat, à Paris, par une équipe de diététiciens et de médecins de l’AP-HP, et il a réuni 82 personnes qui présentaient une forte impulsivité alimentaire, en particulier une désinhibition élevée, mesurée par questionnaire. Tirées au sort, elles ont suivi soit un programme diététique en groupe, soit ce même programme complété par des séances d’hypnose ericksonienne et un apprentissage de l’auto-hypnose.

Au bout des 8 semaines de suivi, le score de désinhibition du groupe hypnose avait davantage baissé que celui du groupe qui suivait le seul programme diététique. Les chercheurs précisent que l’objectif n’était pas forcément d’obtenir une importante perte de poids.

Selon l’AP-HP, l’ensemble de l’équipe estime que l’hypnose et l’auto-hypnose devraient être proposées dans le traitement de certaines personnes atteintes d’obésité. Co-responsable scientifique de l’étude, la diététicienne Fabienne Delestre ajoute : « Nos résultats sont très encourageants car ils montrent que l’on peut agir, sur l’impulsivité alimentaire chez des patients qui en souffrent et qui n’arrivent pas à réduire leurs apports alimentaires malgré les conseils diététiques ».

Je travaille dans le même esprit : l’hypnose ne prend pas la place d’un accompagnement diététique, elle le complète.

Pourquoi associer l’hypnose à d’autres accompagnements ?

Parce qu’un comportement alimentaire bien installé se modifie rarement par une seule voie. Guillaume Lehericey, diététicien formé en hypnose médicale et co-responsable scientifique de l’étude HYPNODIET, le formule en ces termes : « On sait depuis longtemps que pour perdre du poids durablement, il faut associer plusieurs démarches thérapeutiques pour induire de profondes modifications dans le comportement alimentaire inadapté du mangeur atteint d’obésité ».

Je ne travaille pas seul. Pour les questions de poids, je collabore en particulier avec un naturopathe. Selon ce dont vous avez besoin, je peux également vous orienter vers un psychologue ou un médecin de mon carnet d’adresses, mais aussi vers un kinésithérapeute ou un ostéopathe.

L’hypnose ne remplace pas un avis ni un traitement médical : elle s’inscrit à côté du suivi que vous avez déjà.

Questions fréquentes

L’hypnose fait-elle maigrir ?

Elle peut vous aider à maigrir, mais indirectement : l’hypnose n’agit pas sur les kilos eux-mêmes, elle agit sur ce qui vous pousse à manger sans faim. Dans l’étude HYPNODIET de l’AP-HP, elle a fait baisser l’impulsivité alimentaire de personnes qui en souffraient. Je ne vous annoncerai pas un nombre de kilos à perdre : ce qui change d’abord, c’est votre façon de répondre aux envies, et c’est ce changement qui permet d’avancer dans la durée.

Peut-on travailler le grignotage en hypnose ?

Oui. Le grignotage fait partie des habitudes que l’on peut aborder en hypnose, en partant du moment précis où il apparaît, le soir devant un écran ou en rentrant du travail. L’entretien du début de séance sert à cerner ce moment et ce qui le déclenche.

Combien de temps faut-il prévoir pour une séance ?

Entre 1 h 30 et 2 h, parfois un peu plus. La séance commence par un entretien pour préciser votre objectif, se poursuit par l’hypnose elle-même, dans laquelle vous entrez en douceur, et se termine par un bref retour sur ce que vous avez vécu.

Puis-je être suivi par un autre professionnel en même temps ?

Oui. Dans l’étude HYPNODIET, l’hypnose venait en complément d’un programme diététique. De mon côté, je travaille notamment avec un naturopathe pour les questions de poids.

Vais-je apprendre l’auto-hypnose ?

Oui. Je vous transmets des exercices d’auto-hypnose pour prolonger le travail chez vous entre nos rendez-vous. La revue d’Eason et Parris va dans ce sens : l’auto-hypnose agit mieux quand on l’apprend pour la pratiquer soi-même que lorsqu’on se contente d’écouter un enregistrement. Je l’enseigne justement de cette façon.

Ce qu’il faut retenir

Pour moi, maigrir durablement ne passe pas par un régime supplémentaire. Le levier est ailleurs, dans ce qui vous fait manger sans faim et dans la façon d’y répondre autrement. Sur un point précis, l’étude HYPNODIET de l’AP-HP va dans ce sens : ajoutée à un accompagnement diététique, l’hypnose a fait baisser l’impulsivité alimentaire de personnes qui présentaient une forte désinhibition face à la nourriture.

Pour en parler, vous pouvez me contacter ou réserver directement votre rendez-vous en ligne.

Pierrick Peltier, hypnothérapeute et énergéticien près d’Angers

Pierrick Peltier

Hypnothérapeute et énergéticien

Hypnothérapeute et énergéticien près d’Angers, je suis diplômé de l’École Centrale d’Hypnose depuis 2023. Formé à l’hypnose pluridisciplinaire (conversationnelle, ericksonienne, elmanienne, hypnose rapide, PNL, transe profonde, gestion des traumas et des troubles du deuil), j’adapte chaque séance à la personne que j’accompagne. Formé à l’auto-hypnose, je l’enseigne aussi à mes clients. Je suis également formé aux soins énergétiques et à la géobiologie depuis 2023.

Comment cet article a été écrit

Cet article s’appuie sur ma pratique au cabinet et sur les études citées ci-dessous, consultées le 25 octobre 2026.

Sources
  1. L’hypnose : un traitement utile chez certaines personnes atteintes d’obésité, aphp.fr
  2. Clinical Applications of Self-Hypnosis: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomised Controlled Trials (Eason et Parris, 2019), eprints.bournemouth.ac.uk